Il s'agit d'un des plus
célèbres cas de poursuite avion de chasse/OVNI. A Téhéran, Iran, le 19
septembre 1976, après minuit, au-dessus de la capitale de l'Iran,
eurent lieu deux tentatives successives d'intercepter un ovni détecté
par les radars au sol et largement signalé par des civils qui le
voyaient au-dessus de la ville. A chaque tentative, un contact visuel
eut lieu, et les pilotes tentèrent d'armer leur missile et de le
lancer, mais à chaque fois les systèmes d'armes furent immédiatement
désactivés.
Major Parviz Jafari F-4E Phantom II
3-6544
L’incident de Téhéran a eu lieu
dans la nuit du 18 au 19 Septembre 1976, en Iran. Il s'agit d'un des
plus célèbre cas de poursuite avion de chasse/OVNI. Aucune explication
sérieuse n'a pu être fournie pour l'instant, d'autant plus que cet
incident a aussi été confirmé par radar. L'affaire a par ailleurs donné
lieu à un rapport secret puis déclassifié de la DIA, organisation de
renseignement militaire du Pentagone.
L'incident a
été mis la première fois en évidence par la fuite d'un rapport
d'évaluation de l'agence de renseignement de la défense US (DIA) vers
le NICAP en 1976. Un rapport de trois pages du Département de la
Défense (DOD) sous forme de télétype sur le cas a été obtenu par
Charles Huffer en 1977 sous la Loi de Liberté de l'Information (FOIA).
Une copie du rapport d'évaluation de la DIA était attachée au message.
Les caractéristiques principales du message sont reprises ici, avec les
extraits cités.
A environ 12:30 du matin l'Air Force
Command Post reçoit les appels de civils au sujet d'un objet rougeoyant
dans le ciel. L'observation effective de cet objet rougeoyant lumineux
les a menés à envoyer un chasseur à réaction F-4 "Phantom" de Shahrokhi
AFB pour l'étudier. Le F-4 décolla à 01:30 du matin et vola vers un
point à 40 milles marins au Nord de Téhéran. Alors que le F-4 arrivait
sur l'objet, toute son instrumentation et ses moyens de communications
(fréquence ultra-haute et intercom) ont été perdues. Le pilote a
interrompu l'interception et s'est dirigé de nouveau vers sa
base.
"Quand le F-4 s'est
éloigné de l'objet et n'était apparemment plus une menace pour lui,
l'avion a regagné tout son instrumentation et ses communications. Un
deuxième F-4 a été envoyé à 01:40 heure du matin et l'officier de
l'électronique a acquis un verrouillage radar à 27 miles nautiques, 12
heures de position élevée avec une vitesse de rapprochement de 150
noeuds. Quand la distance a diminuée à 25 miles nautiques, l'objet
s'est écarté à une vitesse qui était évidente sur l'écran radar et est
resté à 25 milles nautiques."
Le
message du DoD a indiqué que la taille mesurée par le radar était
comparable à celle d'un avion de transport Boeing 707, bien qu'il ait
été difficile discerner sa taille visuelle en raison de son éclat
lumineux intense. Les lumières clignotantes comme un stroboscope furent
observées par les témoins visuels au sol, elles étaient arrangées dans
un pattern alternant les bleus, verts, rouges, et une lumière orange,
formant un rectangle. La séquence de clignotement des lumières était
tellement rapidement que toutes les couleurs pouvaient être vues en
même temps.
Pendant que la poursuite continuait, un
autre objet brillamment lumineux a émergé du premier objet et se
dirigea directement vers le F-4 comme un missile, à vitesse élevée. Le
pilote a essayé de mettre le feu à un missile AIM-9 dirigé vers l'OVNI,
"mais à ce moment son pupitre de commande d'armes s'est instantanément
bloqué et il a perdu toutes les communications (fréquence ultra-haute
et interphone). A ce moment le pilote fit une manoeuvre tournante et un
piqué en G négatif pour fuir. Pendant qu'il tournait l'objet a prise sa
suite à ce qui a semblé être environ 3-4 milles marins. Pendant qu'il
continuait de s'éloigner loin de l'objet primaire le deuxième objet est
allé à l'intérieur de son virage puis est retourné à l'objet primaire
qu'il a rejoint dans une trajectoire parfaite."
Peu
de temps après le rendez-vous et le fusionnement des deux objets, un
autre objet a émergé de l'autre côté de l'objet primaire et a filé
droit vers le sol. L'équipage F-4 l'a observé approcher la terre en
comptant voir une explosion, mais à la place il a semblé ralentir et
atterrir doucement, illuminant le terrain. Le pilote est descendu à
environ 15.000 pieds et a continué à observer et marquer la position de
l'objet atterri, avant de revenir sa base. Sur le vol de retour ils ont
éprouvé quelques problèmes de vision de nuit qui ont rendu leur
atterrissage difficile.
Au lever du jour l'équipage
du F-4 a été conduit à l'emplacement d'atterrissage (un asséché d'un
lac) en hélicoptère, mais rien ne put être trouvé. Pendant qu'ils
tournaient autour de l'Ouest des lieux ils ont reçu un appel d'un
beepeur. Voyant une petite maison au point où le signal était le plus
fort, ils ont débarqué et ont interrogé les habitants des environs pour
savoir s'ils avaient noté quelque chose d'inhabituel la nuit d'avant.
Les gens ont mentionné un bruit fort et un flash lumineux
puissant.
L'évaluation par la DIA dit qu'il s'agit
d'un "rapport exceptionnel. Ce cas est un classique qui répond à tous
les critères nécessaires pour une étude valide du phénomène OVNI."
L'analyse précise que les performances de l'OVNI sont
"époustouflantes," notant que l'objet volant à montré une de "capacité
de manoeuvre extraordinaire."En 1997, Richard Hall a dépisté l'auteur
du rapport de la DIA et l'a interviewé par téléphone. A ce moment-là,
l'auteur a exprimé sa bonne volonté pour témoigner en public de ce
qu'il sait sur ce cas.
C'est un cas capital, reconnu
par une agence de renseignement des USA, où un OVNI a rencontré un
avion militaire, et a réagi d'une façon intelligente et supérieure à la
tentative d'interception de l'avion en arrêtant temporairement les
systèmes d'armes de l'avion.
Les faits
Vers minuit trente, le 19 septembre
1976, le PC de l'armée de l'air iranienne reçoit plusieurs appels
téléphoniques de personnes ayant aperçus des objets lumineux dans le
ciel, au nord de Téhéran dans le quartier de Shamiran. Les militaires
réalisant qu'aucun hélicoptère ou avion n'en est la cause, ils
préviennent le général Yousefi. Le général n'en croit pas un mot et dit
à ses subordonnés qu'il doit s'agir d'une simple étoile. Mais après
avoir parlé avec le personnel de la tour de contrôle de l'aéroport de
Mehrabad, il va voir par lui même et peut observer un grand OVNI
lumineux et constater qu'il ne s'agit pas d'une étoile. A 1h30 du matin
il envoie un chasseur F-4 Phantom pour éclaircir la situation. Le
pilote de l'avion de chasse et son navigateur voient eux aussi l'OVNI,
mais arrivé à 45 km de l'objet, les instruments de communications se
bloquent. Ils croient à une panne et font demi-tour. Mais une fois
reparti à plus de 45 kilomètres de l'OVNI, ils constatent que leurs
instruments remarchent.
Dessin du phénomène observé
survolant l'aéroport de Mehrabad par le superviseur de la tour de
contrôle Hossein Pirouzzi.
Peu après,
un second F-4 est envoyé, avec la même mission. Le copilote voit
l'objet sur son radar, qui a la même signature qu'un Boeing 707.
Cependant, en visuel, l'objet émet une lumière éblouissante même à des
dizaines de kilomètres, de plusieurs couleurs, ce n'est donc pas un
avion de ligne. Les pilotes constatent eux aussi cette même panne des
communications à moins de 45 km, tandis que l'objet semble vouloir
garder une "distance de sécurité". C'est alors qu'un objet plus petit
se "détache" de l'OVNI fonçant à plusieurs fois la vitesse du son sur
le F-4. Le pilote tente de tirer un missile AIM-9 Sidewinder pour se
défendre mais les commandes d'armements ne marchent plus non plus.
L'avion entame alors une manœuvre de fuite, toujours poursuivit par le
petit OVNI qui finit par le dépasser, lui couper la route pour enfin
faire demi-tour et rejoindre l'OVNI principal. Une fois plus loin,
l'avion retrouva l'usage de toutes ses commandes. Peu après, un petit
objet quitta à nouveau l'OVNI pour se poser au sol, illuminant durant
quelques instants une zone de plusieurs kilomètres, éblouissant les
deux pilotes du F-4 qui durent attendre de s'être réaccoutumé à
l'obscurité pour atterrir enfin à Mehrabad. Juste avant d'atterrir, le
F-4 remarqua un autre OVNI lumineux, cylindrique
celui-là.
Par ailleurs, un avion de ligne souffrit
des mêmes défaillances de ses appareils de communications une fois à
moins de 45 km de l'objet, alors qu'il allait atterrir à Mehrabad. Peu
après, le gros OVNI s'éloigna vers l'Ouest pour disparaitre derrière
l'horizon.
Une fois le jour levé, des
recherches furent entreprises à l'endroit ou le petit OVNI avait
peut-être atterri (une sorte de lac asséché) mais on ne trouva rien.
Cependant, des gens habitants près de là dirent avoir vu une forte
lumière durant cette nuit et entendu un fort
bruit.
Parviz Jafari
En 1976 Jafari est lieutenant pilote dans
l'IIAF.
Le 19 septembre 1976 à 01:40,
Jafari est envoyé dans son F-4 en reconnaissance vers un phénomène
aérien non identifié dans les environs de à Téhéran (Iran). Arrivé en
vue de l'objectif, son radar lui révèle que l'ovni est de la taille
d'un Boeing 707. L'objet émêt des lumières clignotantes et colorées,
comme un stroboscope, en triangle. Lorsque le F-4 est à moins de 40 km
de l'ovni, l'objet s'éloigne très vite, pour ensuite maintenir une
certaine distance entre eux 2. Un 2nd objet sort ensuite de l'ovni, se
dirigeant à vive allure vers le F-4, comme un missile. Le pilote tente
de tirer un missile AIM-9 mais son système de contrôle de l'armement
ainsi que sa radio cessent de fonctionner. Il plonge pour tenter
d'échapper au missile. L'objet s'arrête net et retourne immédiatement
se fondre dans l'ovni, qui largue vers le sol un nouvel objet plus
petit. Celui se pose et illumine les environs. Le F-4 descend pour
observer la zone puis se rend à l'aéroport de Mehrabad. Comme il va y
atterrir, un autre ovni, cylindrique, passe au-dessus de lui et est
observé par les aiguilleurs de Mehrabad.
Jafari à conférence
au Club National de la Presse le 13 novembre
2007:
En 2005, Jafari (qui
vit alors aux USA) témoigne pour la 1ère fois publiquement, puis à
nouveau le 13 novembre 2007, lors d'une conférence au Club National de
la Presse de novembre 2007 :
Bonjour mesdames et messieurs,
Mon nom est Parviz Jafari, et
je suis général à la retraite de l'Armée de l'Air iranienne.
Vers 23:00 le soir du 18
septembre 1976, des citoyens furent effrayés par un objet inconnu
tournant au-dessus de Téhéran, le capitale de l'Iran, à basse altitude.
Il avait l'air d'une étoile, mais plus gros et plus brillant. Ils le
signalèrent à la tour et l'homme de la tour le vit aussi. Il alerta le
poste de commandement de la Force Aérienne et le Général Adjoint
Yousefi décida d'envoyer un jet F-4 jet pour investiguer.
Le pilote dans le 1er jet
perdit son instrumentation et ses communications lorsqu'il approcha
trop près de l'objet brillant, et rebroussa donc chemin. Environ 10 mn
plus tard, ils envoyèrent un 2nd jet, que je pilotait. A l'époque
j'étais commandant de l'escadron. J'approchais l'objet, qui clignotait
avec une lumière intense rouge, verte, orange et bleue de manière si
brillante que je ne parvins pas à voir son corps. La séquence de
flashes était extrêmement rapide, comme un stromboscope. Nous le
verrouillâmes avec le radar ; il était à 30° sur la gauche, à une
portée de 25 miles. La taille sur l'écran radar était comparable à
celle d'un tanker 707.
4 autres objets avec des formes
différentes se séparèrent du principal, à des moment différents de
cette rencontre rapprochée. Chaque fois qu'ils étaient proches de moi,
mes armes étaient coincées et mes communications radio brouillées. 1
des objets se dirigea vers moi. Je pensais que c'était un missile.
J'essayais de lancer un missile à recheche de chaleur vers lui, mais
mon panneau de missiles disparut. Un autre me suivit alors que je
descendais sur le chemin du retour. 1 des objets séparés atterrit dans
une région ouverte radiant une lumière particulièrement brillante, dans
laquelle les sables sur le sol étaient visibleS.
Nous pûmes entendre le squash d'urgence
tout du long, qui fut signalé par d'autres avions de ligne volant à ce
moment et cela continua pendant un ou deux jours de plus. Lors de mon
interview au quartier-général, après l'incident, un colonel américain
pris des notes, mais après ce fut terminé et je ne pus le retrouver
pour lui parler. Par la suite, un document un temps classé secret
publié ici en Amérique via l'Acte sur le Droit à l'Information.
L'Agence de Renseignement de la Défense documenta l'événement en grands
détails, et cela fut envoyé à la NSA, la Maison Blanche et la CIA.
L'évaluation de la DIA dit que ce cas est un classique contenant toutes
les conditions nécessaires à une étude légitime du phénomène ovni. Je
serais heureux de répondre aux questions et vous en dire
plus.
À l'époque, l'Iran étant un allié des
États-Unis, la DIA put accéder aux informations de l'Armée de l'Air
iranienne.
Ce rapport déclara
:
"Un
rapport exceptionnel. Ce cas est un classique qui rassemble tous les
critères nécessaires pour une étude valide du phénomène d'UFO : L'objet
a été vu par de nombreux témoins de différents endroits (c’est-à-dire,
Shamiran, Mehrabad, et le lit sec du lac) et de points de vue (au sol
et dans les airs). La crédibilité de plusieurs des témoins était haute
(un général de l'Armée de l'Air, des équipages qualifiés, le personnel
de la tour de contrôle). La présence de l'OVNI a été confirmée par le
radar. Des effets électromagnétiques semblables ont été rapportés par
trois avions différents. Il y avait des effets physiologiques
similaires sur plusieurs pilotes (c.-à-d., perte de vision de nuit due
à l'éclat de l'objet). l'OVNI à fait preuve d'une manœuvrabilité
impressionnante"
Département
de la Défense Chefs d'Etat-Majors Interarmées Centre de
messages
VEG
MAY864ILN118 MULT ACTION DIA1 Distribution
:
CJG8 (01) DJ8 (03) J3 (14) J5 (02) NMCC DecDef
(07) DPSecDef NNIC SecDef : ASD : ISA (10) : DIA
(15) Sécretariat d'Etat Washington DC - CIA - NSA Washington
DC Maison Blanche DC - CMC CSAF Washington
DC CNO Washington DC CSA Washington
DC
Fichier
(1)(053)
Transit/230630Z/230810Z/001140TOR2670S04
DE
RUQMHRA #9575 2670615 ZNY CCCCC P 230630Z SEP
76 FM USDAO Téhéran à RUEKJCS/DIA
EASHDC Info RUEKJCS/SECDEF DepSecDef Washington
DC RUFRBAA/CoMideEastFor RUDOECA/CINCUSAFE LINDSEY AS
GE/INCF RHFRAAB/CINCUSAFE Ramstein AB
GE/INOCN RUSNAAA/EUDAC VAIHINGGEN
GER RUSNAAA/USCINCEUR VAIHINGEN
GER/ECJ-2 BT Confidentiel 1235 Sep76 Ceci
est IR 6 846 0139 76
(U) USDAD,
Téhéran (Iran) (U) Frank B, McKenzie, COL, USAF,
SATT (U) NA
*** Ce rapport transmet les
informations concernant l'observation d'un ovni en Iran le 19 septembre
1976.
Page 2 du document d'origine
Vers 0 h 30 environ le 19 septembre
1976 le xxxxxxxx reçut 4 appels téléphoniques de citoyens vivant dans
la région de Shemiran de Téhéran indiquant qu'ils avaient vu des objets
étranges dans le ciel. Certains signalaient une sorte d'objet semblable
à un oiseau tandis que d'autres signalèrent un hélicoptère avec un feu
allumé. Il n'y avait pas d'hélicoptère en vol à ce moment. Après avoir
dit aux citoyens qu'il s'agissait seulement d'étoiles et avoir parlé à
la Tour de Mehrabad il décida de voir par lui-même. Il remarqua un
objet dans le ciel ressemblant à une étoile, plus grand et plus
lumineux. Il décida d'envoyer un F-4 depuis la base aérienne de
Shahrokhi pour enquêter.
A 1 h 30 le 19 le F-4
décolla et et procéda en un point à environ 40 miles nautiques au Nord
de Téhéran. En raison de sa brillance l'objet était facilement visible
à 70 miles de distance. Alors que le F-4 approchait à une portée de 25
miles nautiques il perdit toute son instrumentation et ses
communications (UHF et intercom). Il rompit l'interception et retourna
à Shahrokhi. Lorsque le F-4 fit un virage pour s'éloigner de l'objet et
n'était apparemment plus une menace pour lui l'appareil récupéra
l'ensemble de son instrumentation et de ses communications. A 1 h 40 un
2nd F-4 fut envoyé. Le pilote à l'arrière acquit un verrouillage radar
à 27 miles nautiques, à la position 12 h avec un VD (rythme de
rapprochement) de 150 miles nautiques/h. Alors que la distance
diminuait à 25 miles nautiques l'objet s'éloigna à une vitesse qui fut
visible sur l'écran radar et resta à 25 miles
nautiques.
La taille du retour radar était
comparable à celle d'un tanker 707. La taille visuelle de l'objet était
difficile à discerner en raison de son extrême brillance. La lumière
qu'il émanait était celle de lumières stromboscopiques clignotantes
arrangées selon un motif rectangulaire et alternant couleurs bleu,
vert, rouge et orange. La séquence des lumières était si rapide que
l'ensemble des couleurs pouvait être vu d'un coup. L'objet et le F-4
poursuivant continuèrent sur une trajectoire vers le Sud de Téhéran
lorsqu'un autre objet illuminé, estimé à 1/2 ou 1/3 de la taille
apparente de la Lune, sortit de l'objet d'origine. Ce 2nd objet partit
droit vers le F-4 avec une accélération très rapide. Le pilote tenta de
tirer un missile AIM-9 sur l'objet mais à cet instant son panneau de
contrôle de l'armement s'éteignit et il perdit toutes les
communications (UHF et interphone). A ce moment le pilote initia un
virage et une plongée à G négatif pour partir. Alors qu'il virait
l'objet tomba dans son sillage à ce qui sembla être 3 à 4 miles
nautiques alors qu'il continuait dans son virage au loin depuis l'objet
principal le 2nd objet partit à l'intérieur de son virage puis revint à
l'objet principal pour le rejoindre
parfaitement.
Page 3 du document d'origine
Peu après le que 2nd objet ait rejoint
l'objet principal un autre objet apparut sortir de l'autre côté de
l'objet principal et partir droit vers le bas avec une grande
accélération. L'équipage du F-4 avait récupéré ses communications et le
panneau de contrôle des armes et regardait l'objet approcher le sol
anticipant une grande explosion. Cet objet parut arriver pour reposer
doucement sur terre et projeter une lumière très brillante sur une zone
de 2 à 3 km environ. L'équipage descendit de son altitude de 25 miles
nautiques à 15 miles nautiques et continua à observer et marquer la
position de l'objet. Ils avaient quelque difficulté à ajuster leur
visibilité de nuit pour atterrir et donc après avoir fait quelques
tours autour de Mehrabad ils partirent pour un atterrissage direct. Il
y avait beaucoup d'interférences sur l'UHF et chaque fois qu'ils
passaient à travers [a mag. bearing] de 150 ° depuis Fhrarad ils
perdirent leurs communications (UHF et interphone) et les instruments
fluctuèrent de 30 ° à 50 °. Le seul avion de ligne civil qui approchait
Mehrabad durant cette même période firent l'expérience de pannes de
communications dans la même région (KILO ZULU) mais ne signalèrent pas
avoir vu quoi que ce soit. Alors que le F-4 était sur une longue
approche finale l'équipage remarqua un autre objet de forme cylindrique
a peu près de la taille d'un T-bord à 10M (10000 pieds) avec des
lumières fixes brillantes sur chaque extrêmité et un clignotant au
milieu. Interrogée, la tour indiqua qu'il n'y avait aucun autre traffic
connu dans la zone. Durant le moment où l'objet passa au-dessus du F-4
la tour ne le repéra pas visuellement mais le repérèrent après que le
pilote leur ai dit de regarder entre la montagne et la
rafinerie.
Pendant la journée l'équipage du F-4 fut
emené dans un hélicoptère vers la zone où l'objet avait apparemment
atterri. Rien ne fut remarqué sur le lieu où ils pensaient que l'objet
avait atterri (le lit d'un lac asseché) mais alors qu'ils faisaient des
cercles au large à l'Ouest de la zone ils repérèrent un signal beeper
très remarquable. Au point où le retour était le plus fort se trouvait
une petite maison avec un jardin. Ils atterrirent et demandèrent aux
gens à l'intérieur s'ils avaient remarqué quelque chose d'étrange la
nuit dernière. Les gens parlèrent d'un fort bruit et d'une lumière très
vive comme un éclair. L'appareil et la zone où l'objet est supposé
avoir atterri sont examiné pour des radiations
possibles.
Page 4 du document d'origine
Commentaires RO : *** Les informations
effectives contenues dans ce rapport ont été obtenues d'une source en
conversation avec une sous-source, et le pilote IIAF de l'un des
F-4S.
Plus d'informations seront transmises à mesure
quelles seront
disponibles.
BT #9575 ANNOTES JEP
117
La DIA aurait qualifié de télétype de rapport
exceptionnel. Ce cas est un classique qui rencontre tous les critères
nécessaires pour une étude valide du phénomène ovni. L'analyse qualifie
la performance de l'ovni d'impressionnante, notant que les objets ont
montré une quantité excessive de manoeuvrabilité.
http://ufologie.net/htm/foia18f.htm
Suites
de l'affaire
25 minutes après les faits, un objet
similaire fut aperçu au dessus de la Méditerranée par un pilote de
chasse égyptien, puis plus tard, au dessus du Portugal par l'équipage
et les passagers d'un avion de ligne de la compagnie KLM. Vers 5h du
matin, de nombreuses personnes ont signalés avoir aperçus un OVNI au
dessus du Maroc, volant vers le Sud-Ouest, et dont la description
concorde encore avec l'OVNI de Téhéran. On peut donc penser que dans
les quatre cas il s'agit du même OVNI, qui aurait volé de l'Iran au
Portugal en passant au dessus de la Méditerranée, avant de bifurquer au
Sud-Ouest vers le Maroc pour ensuite aller au-dessus de l'Atlantique.
A-t-il été vu par des navires au-dessus de l'Atlantique sud, ou alors
en Amérique du Sud ? Si observations il y a eu, elles n'ont pas été
rapportées, il est donc impossible de le
savoir.
Parmi les protagonistes de l'affaire et les
témoins, tous décriront les mêmes choses, sans contradictions. Certains
défendront à titre personnel l'idée qu'il s'agit d'un engin d'origine
extra-terrestre.
Le debunkeur Philip Klass
expliquera cet incident par une conjonction entre la confusion avec un
astre (Jupiter selon lui), des problèmes techniques sur les avions et
même l'incompétence des pilotes. Cependant, il n'explique pas les
observations du pilote égyptien, des passagers de la KLM et des civils
marocains peu après. Il n'explique pas non plus comment la brillance de
Jupiter aurait pu éblouir des pilotes de chasse au point de retarder
leur atterrissage, et comment un astre même brillant aurait pu
brouiller les commandes de vol de différents avions de chasse et même
poursuivre l'un d'eux. Cette interprétation est donc contestée par les
témoins de l'incident ainsi que par les ufologues. Elle est même
totalement grotesque.
Confirmation jumelle
?
A noter que le jour de l'observation,
à 4 ou 5 h du matin, un ovni a été vu au Maroc, volant à peu près
parallèlement à la côte Atlantique. Pendant 1 h à partir de 1 h du
matin heure locale, un ovni brillant a été observé laissant des
étincelles dans son sillage, volant lentement à une altitude estimée à
1000 m, survolant le pays du sud au nord. Des rapports émanent
d'Agadir, de Kalaa Sraghna, d'Essaouira, de Casablanca, de Rabat et de
Fez. L'ovni vu de loin ressemblait à un disque et de plus près à un
cylindre.
Conclusion:
Aujourd'hui,
aucun élément nouveau n'a été avancé et l'affaire a été classée. Au vu
des performances de l'OVNI en question, ce cas est l'un des favoris des
ufologues partisans de l'hypothèse
extra-terrestre.
Références :
Journal de
Téhéran, 20 septembre 1976 IUR, Janvier 1978, pp.
6-7 Greenwood, B. et Fawcett, L., Clear Intent, 82-85,
1984 Maccabee, B. "Iranian Jet Case" [PDF, 1 Mo],
2006
A. Meessen Professeur émérite de la
Faculté des Sciences de l’UCL
Ce cas est un des plus extraordinaires et des mieux
documentés de toute l’histoire de l’ufologie. Pour démontrer l’intérêt
des événements du 18/19 septembre 1976, il suffit de savoir que le
rapport émanant du Bureau de l’Attaché militaire des Etats-Unis à
Téhéran fut distribué aux instances suivantes : la Maison Blanche, le
Secrétaire d’État, le Secrétaire de la Défense, le Joint Chief of
Staff, la National Security Agency (NSA), la Central Intelligence
Agency (CIA), la Defense Intelligence Agency (DIA), les Chefs
d’État-Major de l’US Air Force et de l’US Army, le Chef des Opérations
Navales, ainsi que les Commandants en Chef de l’US Air Force et de l’US
Army en Europe.
Le texte du teletype vers le Pentagone et
d'autres agences fédérales apparaît dans l'International UFO Reporter,
pp. 6-7, janvier 1978.
1. Le rapport du contrôleur
aérien
Le samedi 18 septembre 1976, le
contrôleur aérien Hossein Pirouzi ne se doutait pas de ce qui allait
arriver, quand à 10 heures le soir, il commença son service de nuit à
l’aéroport national de Mehrabad à Téhéran. Il reçut bientôt plusieurs
coups de téléphone qui signalaient la présence d’un objet insolite
au-dessus de la capitale. Ceci l’amena finalement à regarder dehors, le
radar étant en maintenance. Lui et ses collaborateurs firent alors des
observations visuelles très étonnantes. Des informations venant
d’avions de ligne, passant au-dessus de Téhéran, le rendaient
inquiet et il avertit la Force Aérienne Impériale de l’Iran. Le Général
Nader Yousefi vérifia lui-même et ordonna de suite la montée d’un
chasseur F-4 et puis d’un autre. Ils partaient de la base aérienne de
Shahrokhi, située à environ 250 km de Téhéran et c’est Pirouzi, qui
était en contact radio avec les pilotes. Il suivit et coordonna toute
l’intervention, en agissant comme intermédiaire entre les pilotes et le
Général qui dirigea les opérations. Son témoignage est donc
capital.
Le lendemain, le Lt. Général Abdollah
Azarbarzin, Commandant en Chef de la Force aérienne de l’Iran, organisa
une investigation à Téhéran. Il interviewa lui-même les principaux
intervenants et Pirouzi en fit évidemment partie [1]. Le Général
Azarbarzin rédigea un rapport qu’il transmit au Général Hatemi,
Conseiller militaire du Chah Mohamed Reza Pahlavi. Rappelons que
celui-ci ne quitta l’Iran que le 16 janvier 1979 et mourut en 1980. Le
général Hatemi donna au Général Azarbarzin l’instruction de transmettre
ce rapport au MAAG (US Militairy Assistance Advisory Group), dont le
siège se trouvait à Téhéran. Il était sous les ordres du Général
américain Richard Secord. Toutes les informations recueillies par le
Général Azarbarzin passèrent ainsi à l’USAF. Les Etats-Unis ont
exploité encore d’autres canaux d’information, mais ont essayé de ne
rien divulguer. Au cours des premiers jours qui ont suivi les
événements de la nuit du 18/19 septembre 1976, les journalistes
iraniens ont cependant décrit ce qui s’était passé. Ils ont déjà
interrogé le contrôleur aérien Pirouzi, mais il fut également
interviewé par John Checkley, à cette poque enquêteur du National
Enquirer à Londres et par Vahe Petrossian, un journaliste libre vivant
à Téhéran. Un rapport de cette interview fut dactylographié le 22
décembre 1976 à Téhéran.
Bob Pratt qui travaillait
lui-même au National Enquirer l’a transmis aux ufologues, le 15 mars
1977. Il fait maintenant partie d’un ensemble de documents originaux,
concernant cette affaire [2]. Bob Pratt [3] et Bruce Maccabee [4] en
ont reproduit une partie, mais ce dernier y a ajouté d’autres
informations, venant surtout des articles de journaux de l’époque.
Voici la traduction du texte original avec des sous-titres et des
remarques, placées entre crochets.
C’est nous qui
mettons certaines parties en relief, pour faciliter la
structuration.
2 Les premières observations
visuelles
Il était 10 h 30 le soir à
Téhéran. La capitale de l’Iran était encore très active, mais la nuit
du 18 septembre ne se déroula pas comme d’habitude. Dans la partie
nord-est de la cité, à 1000 mètres au-dessus du sol, il y avait un
objet stationnaire qui n’aurait pas dû s’y trouver. A la tour de
contrôle de l’aéroport de Mehrabad, le superviseur de l’équipe de nuit,
Hossein Pirouzi, n’avait pas conscience de quelque chose d’inhabituel.
Le radar était en réparation [ou plus exactement, en maintenance, pour
24 heures] et le petit écran à côté de lui ne montrait rien. Alors le
téléphone sonna. C’était une dame, qui dit d’une voix excitée qu’elle
voulait signaler la présence d’un étrange objet aérien au-dessus de sa
maison. [Elle disait que cet objet est lumineux « comme le Soleil et se
trouve à environ 1000 mètres au-dessus de moi. Les couleurs changent,
en passant par l’orange, le rouge et le jaune. »] Pirouzi, âgé de 35
ans [et ayant 13 ans d’expérience dans le contrôle du trafic aérien],
demanda à la dame de décrire l’objet. « C’est assez difficile »
dit-elle, « mais ce qui ressemble le plus est un ventilateur à quatre
pales. En réalité, je pense qu’il y a deux objets distincts, mais
parfois, il n’y en a qu’un seul. Il semble [pouvoir] se diviser en deux
parties. Pourriezvous me dire ce que c’est ? » Pirouzi dit à la dame un
peu affolée qu’il ne le savait pas, mais qu’elle ne se fasse pas de
soucis. Il vérifierait.
Pirouzi ne le fit pas,
évidemment, [puisque le radar ne fonctionnait pas et] il n’y était pas
intéressé. Quinze minutes plus tard, le téléphone de la tour de
contrôle sonna de nouveau. C’était une autre dame excitée, voulant
signaler un objet étrange dans le ciel. [Elle disait
:
« j’étais occupée à marcher avec mon enfant sur le
toit de ma maison, quand j’ai brusquement vu un objet étrange qui
s’illumina, changea de direction et « se sépara parfois en deux parties
qui se réunissaient de nouveau. » Elle dit qu’elle pouvait voir cet
objet, pendant qu’elle parlait à Pirouzi. Elle habitait également dans
la partie nord-est de la ville. Pirouzi dit [aux enquêteurs] : « Je
commençais alors à me demander ce qui se passait. Puisque trois
stagiaires travaillaient avec moi, je leur ai demandé s’ils pouvaient
voir quelque chose. Ils n’ont rien vu d’anormal.] Il y eut un troisième
appel [à 11h15]. Cette fois-ci c’était un homme. Il habitait également
au nord-est de la ville. Il disait : « Je suis certain de voir un objet
qui n’est pas un avion.Qu’est-ce que c’est ? » [Perouzi fut ensuite
occupé pendant 10 minutes avec du trafic aérien et c’est un des
stagiaires qui prit une quatrième communication téléphonique, semblable
aux autres.] « Après le quatrième appel, je me faisais des soucis » dit
Pirouzi.
« J’ai pris ma paire de jumelles et je suis
sorti sur la terrasse, près de la tour de contrôle. » [Il focalisa
d’abord soigneusement ses jumelles, jusqu’à ce qu’il puisse lire les
numéros d’inscription sur un avion éloigné qui était parqué à
l’aéroport. Ensuite, il regarda vers le nord-est. Cela prit environ une
minute, mais] brusquement, je vis l’objet. Sa forme était
rectangulaire, probablement long de sept à huit mètres et 2 mètres de
haut [rapport 4/1]. « D’après mes observations ultérieures », dit
Pirouzi, « je dirais que c’était probablement cylindrique. Les deux
extrémités pulsaient. La couleur était bleu-blanchâtre. Il y avait
aussi une petite lumière rouge qui tournait sur une orbite circulaire
autour de la section centrale du cylindre. Cela me rappelait les
lumières clignotantes d’une ambulance, mais cela ne clignotait pas. »
[La figure 1 fournit le dessin de Pirouzi, modifié pour rendre
compte des proportions et du fait que l’objet semblait être
cylindrique.]
Figure 1 : La première observation
visuelle de Pirouzi
« Le mouvement
circulaire de la lumière rouge n’était pas continu. Tous les quarts de
tours, elle s’arrêtait pour une fraction de seconde. Je dirais qu’il
fallait 1 ou 2 secondes pour effectuer un tour complet. » À partir du
haut de la tour, Pirouzi était capable de voir encore un autre
mouvement insolite. L’objet non identifié oscillait comme une bascule,
les deux extrémités décrivant des arcs de 20°. [L’ensemble se déplaçait
très, très lentement vers le nord.] Pirouzi reconnut : « J’étais
stupéfait. Je ne savais pas que penser. Il y avait là de toute évidence
un objet étrange dans le ciel, directement au-dessus de Téhéran. Je ne
pouvais voir les détails que j’ai décrits qu’au moyen des jumelles. À
l’oeil nu et à la distance à laquelle je me trouvais, cela ressemblait
à une très grande étoile, très bas dans le ciel, sans les
scintillations, évidemment. Je l’observais pendant environ cinq
minutes, toujours au même endroit. Alors cela disparut. Je balayais le
ciel avec mes jumelles, jusqu’à ce que je localisai un objet près de 4
km plus vers le sud.
Je suis sûr que c’était le même
objet, mais son apparence était différente. C’était un cercle de
couleur bleue, probablement d’un diamètre d’environ 6 mètres. [Puisque
cette évaluation est approximative, il pourrait s’agir du même objet
cylindrique, vu parallèlement à son axe.]
J’ai pu
l’observer pendant environ 3 minutes, avant qu’il ne disparut, mais
cette fois, il était facile de le retrouver. Il se trouvait seulement
un peu plus au sud et un peu plus haut. La forme était de nouveau
différente. Cela avait l’air d’un ventilateur, avec parfois trois et
parfois 4 pales pendantes et effilées. Ces pales n’avaient pas de
contours nets. C’était flou.
Près du ‘moyeu’, elles
étaient d’un orange foncé qui se dissolvait en jaune vers les pointes.
Le moyeu lui-même était constitué de deux surfaces colorées. Il
semblait y avoir une grande surface verte et puis un noyau plus petit,
qui avait l’éclat d’un morceau de charbon chauffé au rouge. [Peut-être
à cause du mouvement de la boule rouge autour du cylindre initial,
Pirouzi était convaincu qu’il n’y avait qu’une seule extension, qui
tournait et créait l’illusion qu’il y en avait quatre et parfois trois.
La figure 2 est basée sur les dessins de Pirouzi.] [Le contour
des ‘pales’ était plus flou que sur ce dessin. À mon avis, il peut
s’agir d’un autre objet, ayant la forme d’une soucoupe, puisqu’on avait
déjà signalé qu’il y avait deux objets, pouvant se séparer et se
rejoindre et puisque ces objets n’étaient pas toujours
visibles.]
Entre-temps, des collègues de Pirouzi
étaient sortis sur la terrasse. Il y en avait même une demi-douzaine.
Ils voyaient les mêmes formes générales que Pirouzi, mais l’un d’eux
pensait que l’objet avait plus l’apparence d’un fer à cheval
orange-rouge, avec du bleu entre les deuxbranches. Pirouzi, ne voulant
pas se disputer, dit que la forme changeait tellement souvent, qu’une
description unique ne serait pas
suffisante.
Il a vu lui-même quatre formes différentes
:
le ‘cylindre’ initial avec des
extrémités bleues, le disque bleu de 6 m de diamètre, l’objet
ressemblant à un ventilateur et par la suite, un ‘cylindre’ vu de côté,
dont le coin supérieur gauche était courbé au lieu d’être anguleux.
Pendant qu’il était stationnaire, l’ovni ressemblait à une ruche
d’abeilles en activité : rythmiquement lumineux, oscillant et émettant
des lumières qui tournaient autour. En outre, il changeait constamment
de position, [en restant
Figure 2 : La deuxième et troisième
observation visuelle de
Pirouzi
seulement] quelques minutes [à
un endroit donnée]. Il disparaissait apparemment de la vue des
observateurs à la tour de contrôle, pour réapparaître presque
instantanément à un autre endroit du ciel, des kilomètres plus
loin.
[Il changeait aussi d’apparence. Par exemple,
« quand il réapparut à peine quelques secondes plus tard, près de 2 km
plus loin, je le vis aussi brillant que le soleil. Il était tout jaune,
comme une étoile, mais beaucoup plus gros. Ensuite, il m’apparut comme
une étoile de mer », donc avec des extensions réelles ou apparentes.
Pirouzi savait maintenant que l’étrange objet était réel, malgré ses
changements d’apparence et ses sauts brusques d’un endroit à un autre,
mais il devait s’occuper du trafic aérien. Il n’y avait pas
d’atterrissage prévu. Pendant l’heure suivante, il y eut
cependant quatre avions qui ont traversé sa zone de responsabilité. Ils
se mirent à rapporter par radio qu’ils captaient un signal de détresse,
provenant normalement d’un transmetteur aéroporté automatique. Le
premier rapport venait d’un avion de la BOAC qui demanda : « Avez-vous
un avion qui s’est écrasé dans votre territoire ? Nous recevons un
signal automatique sur 121.12 MHz. » Nous avons répondu que nous
n’avions pas d’avion écrasé ou manquant dans notre secteur et que
personne n’avait fait d’atterrissage forcé. Ensuite des avions
de la Suissair, de la Lufthansa et d’Iran Air signalaient tous qu’ils
entendaient un signal de détresse.]
Un premier chasseur F-4
intervient
Il était maintenant minuit
passé et Pirouzi se faisait assez de soucis pour faire appel à la Force
aérienne. [À 00:30, Pirouzi téléphona au Quartier général de la Force
aérienne à Téhéran et fit part de ce qui venait de se passer.
L’officier de service répondit que lui aussi, il pouvait voir l’objet,
se trouvant (environ) à 6000 pieds. Il téléphona au Brigadier Général
Abdullah Yousefi, occupant la 3e place dans la chaîne de commandement
de la Force Aérienne Impériale de l’Iran, puisqu’il était de garde,
cette nuit-là.] Pirouzi le renseigna sur l’objet que lui et
ses collègues avaient vu, en signalant aussi son comportement étrange.
Le Général lui dit d’attendre au téléphone, pendant qu’il irait voir
sur le toit de sa maison, située au nord de Téhéran, [tandis que
Mehrabad est situé à l’ouest.]
Quand le Général
revint, il fut bref : « Je confirme. Il y a quelque chose. » [Il ajouta
que « ce n’est pas une étoile » et appela les radars militaires à
Babolsar et Shahroki. La première station se trouve à seulement 160 km
au nord-est de Téhéran, mais derrière les Monts Elbourz (jusqu’à 5400
m). La seconde station est située plus loin, à environ 250 km. L’ovni
n’apparut sur aucun de ces radars. À la base aérienne de Shahroki,] un
chasseur F-4 reçut l’ordre de monter immédiatement pour examiner
l’ovni. Il était près d’une heure le matin. 15 minutes plus
tard, l’avion se trouvait au-dessus de
l’aéroport.
Le pilote dit par radio : « OK, que
puis-je faire pour vous ? » Le Général étant de retour au téléphone
avec Pirouzi, lui donna des instructions qu’il transmit au pilote. Il
ordonna de se diriger ‘vers 10 heures’ et d’examiner l’objet non
identifié, volant alors à 12000 pieds (3600m). Le pilote réagit : «
oui, je peux voir quelque chose. Êtes-vous certain que vous n’avez pas
un avion à cet endroit ? » Pirouzi expliqua la situation du radar de
l’aéroport, en ajoutant que cet objet n’était en aucun cas un avion
ordinaire. [Nous ne savons pas, évidemment, si l’ovni avait détecté que
le radar de l’aéroport ne fonctionnait pas, bien que ceci soit
possible. Quoi qu’il en soit, à partir du sol, l’objet était seulement
observable de manière visuelle. Par contre]
le
pilote du F-4 pouvait le voir sur son écran radar. Pirouzi lui ordonna
de s’en approcher, mais de ne prendre aucune action. [Il devait
seulement l’identifier et donc le décrire par radio à Pirouzi et au
Général Yousefi.] Quand le pilote ne se trouvait plus qu’à 15
miles (28 km) de l’ovni, son système de communication et certains
équipements électroniques cessèrent de fonctionner. L’avion maintenait
cependant son cap, [ce qui permit de bien voir que] l’objet disparut
brusquement. Quand le radar fonctionna de nouveau, l’ovni se trouva à
une distance de 50 miles (92 km).
Alors commença une
chasse qui amena le F-4 jusque près de la frontière de l’Afghanistan à
l’Est et de nouveau à Téhéran. [Le pilote dit au début : « Je vole à
Mach 2 et je suis à 50 miles derrière l’objet, mais je ne le rattrape
pas. Cela ne sert à rien de le suivre encore. » Craignant de dépasser
la frontière par inadvertance, il se dirigea vers Téhéran, mais l’ovni
tourna également. Il poursuivit le F-4, le rattrapa et le dépassa.]
Quand le chasseur se trouva encore à 170 miles (315 km) de Téhéran,
l’ovni était déjà au-dessus de la capitale !
[Le
pilote disait alors : « Je le vois devant moi. Sa forme est
rectangulaire, comme avant. » Arrivé à environ 14 miles (26 km) de la
tour, le pilote signala que chaque fois qu’il s’approchait de l’objet,
celui-ci perturbait sa radio et tous ses instruments. « Mes aides à la
navigation ne fonctionnent pas et la radio est morte, mais les moteurs
et les lumières du tableau de bord fonctionnent normalement. » Quand
les communications étaient rétablies, il demanda : « Qu’est-ce
que c’est que cet appel d’urgence ? »
Pirouzi expliqua que quatre autres avions l’avaient déjà
entendu et le pilote répondit :
« Oui, j’entends
maintenant quelques signaux de détresse. » Un peu plus tard, Pirouzi
lui transmit l’ordre d’aller de nouveau plus près. « Quand il arriva à
20 miles (37 km) de l’objet, ses aides à la navigation s’éteignirent et
sa radio était morte. » [Cela se passait maintenant à une
distance supérieure à 14 ou 15 miles nautiques.] Pirouzi précise que la
communication radio fut interrompue pendant qu’il me parlait, mais
chaque fois quand la distance à l’objet augmenta de nouveau, tout
rentrait dans l’ordre. Risquant d’être à court d’essence, le
pilote arrêta la chasse et retourna à Shahroki. L’objet se
trouvait alors à 15 miles (27 km) de la tour et à une altitude
d’environ 12000 pieds.]
Un second F-4 prend la
relève
[À 01:40, le Général Yousefi
ordonna la montée d’un second F-4. Il était presque immédiatement en
contact radio avec Pirouzi et avec le pilote du premier F-4 qui lui
demanda s’il pouvait voir l’objet. Il répondit : « oui, je peux », bien
qu’il en fut encore séparé d’environ 100 miles (185 km). Quand le
second F-4 n’était plus qu’à 20 ou 30 miles de l’objet, le pilote
signala brusquement : ‘j’ai perdu tous mes aides à la navigation. Je ne
peux pas aller plus près. Que puis-je faire ? » Le Général Yousefi lui
ordonna de rester au-dessus de Téhéran, en effectuant des rondes à
15000 pieds. À ce moment, l’objet se trouva plus bas que lui et le
pilote signala : « Je vois ses lumières. Il change très rapidement de
position. Je ne peux pas le suivre. » Pirouzi ne disposa pas de l’aide
de son radar, mais il ajouta : « nous pouvions tous voir l’objet à
l’oeil nu. »]
Le récit suivant est basé sur ce que
le pilote du second F-4 a raconté à Pirouzi après l’incident. « Quand
je m’en approchai pour la première fois, il changeait constamment de
position. Il tournait ainsi sur 70°. Il était évident pour moi que cet
objet était très, très puissant et pouvait faire n’importe quoi. Quand
il avait saisi que je voulais le suivre, l’ovni envoya un objet
lumineux vers moi. Cela s’est passé quand je volais tout droit vers
l’aéroport de Mehrabad. » À la tour de contrôle, Pirouzi et
ses collègues ont vu l’objet lumineux qui se détacha de l’ovni ‘mère’.
[Cela sortit du premier objet et se dirigea à grande vitesse vers le
F-4.] Le pilote s’exclama à la radio : « C’est environ 20 miles
derrière moi. Cela me suit. Oh !
Maintenant… » La
radio était morte. [Le pilote initia un virage et voulut tirer un
missile AIM-9, capable de chercher la cible à l’infrarouge, mais à ce
moment, le panneau de contrôle de l’armement s’éteignit et il
perdit toute communication (UHF et intercom). Le pilote
s’engagea alors dans une plongée, pour s’écarter très rapidement du
premier objet, mais l’autre le suivit à une distance d’environ 5km. Le
F-4 continua à tourner et le second objet coupa alors à l’intérieur du
virage.]
Quand l’avion passa bruyamment, à basse
altitude, au-dessus de la tour de contrôle, Pirouzi et ses collègues
virent une forme rectangulaire foncée, presque ‘assise’ sur le
chasseur. [En fait, cet objet se trouva 500 pieds (150 m) plus haut,
mais juste derrière lui. À ce moment-là, les communications radio avec
le pilote furent interrompues au milieu de la phrase. Elles furent
rétablies, quand le pilote se trouva au-dessus de Saveh, à quelque
distance au sud de Téhéran. « Il m’a dépassé », dit le pilote. « Ma
radio était morte. Je ne pouvais même pas communiquer avec mon
co-pilote. » [Les F-4 ont en effet un équipage de deux personnes, en
contact permanent par intercom.] Vu du sol, l’objet était lumineux et
bien visible quand il se détacha de l’autre, mais au moment du passage,
on ne perçut qu’une forme apparemment quadrangulaire foncée de 2 m x 2
m.
Un peu plus tard, le pilote signala : « Ils sont
de nouveau ensemble. Le second objet a rejoint le premier. Ils
stationnent l’un près de l’autre, presque comme s’ils se parlaient.
Maintenant, ils sont réunifiés. » Le pilote amena alors son avion à
50.000 pieds (15000 m). Ensuite, il s’approcha de nouveau de l’ovni,
mais il changea d’avis. Il communiqua par radio à la tour de contrôle :
« c’est trop dangereux, je retourne (à la base de Shahroki).
»
Un autre objet fait
diversion
En descendant,
il dit : « L’objet lumineux se divise de nouveau. Cela descend. Cela a
atterri près de la raffinerie. La lumière est tellement forte que je
vois presque tout sur le sol jusqu’à 2 miles (3,7 km) autour. » Pirouzi
et les autres hommes de la tour de contrôle ont également vu la
descente de cet objet lumineux, mais des bâtiments cachaient le lieu
d’atterrissage. Tout ce qu’ils pouvaient voir était une luminosité dans
le ciel près de la raffinerie du faubourg Rey, au sud-est de
Téhéran. [Cet objet lumineux semblait être sorti de l’autre côté du
premier objet. D’après le pilote, il pouvait avoir un diamètre de 4,5
m. Il chuta à grande vitesse, tout droit vers le sol. L’équipage du F-4
s’attendait à ce qu’il s’écrase, mais il semblait se poser en douceur,
ce qui fut suivi d’une forte illumination des alentours. Le
pilote communiqua par radio : « L’objet principal tourne lentement
au-dessus de l’objet illuminé, situé au sol. C’est tellement lumineux,
que je peux voir des pierres au sol. C’est comme en plein jour.
»]
Le Général Yousefi ordonna alors au pilote de
retourner à 6000 pieds, pratiquement au milieu, entre l’objet au sol et
le vaisseau-mère. La même histoire se répéta : quand le F-4 arriva à 28
km de l’ovni, le pilote perdit toutes ses aides à la navigation. À
court d’essence, le pilote était maintenant obligé d’atterrir. La
lumière au sol n’était plus visible, mais l’ovni était encore dans le
ciel. À 4 heures du matin, il commença à
grimper.
[Il monta toujours plus haut, jusqu’à ce
qu’il ne soit plus visible. L’équipage du second F-4 avait des
difficultés pour récupérer sa vision nocturne en vue de l’atterrissage.
Il a donc tourné plusieurs fois au-dessus de Mehrabad, mais chaque fois
qu’il passait par la direction magnétique de 150° par rapport à
l’aéroport, il perdait toutes les communications (UHF et intercom),
tandis que le système de navigation inertiel oscillait de 30 à
50°.
L’unique avion civil qui s’approcha à ce moment
de Mehrabad de ce côté signala également des défaillances de
communication, mais son équipage ne perçut rien d’anormal. Finalement,
le F-4 atterrit en ligne droite à l’aéroport de Mehrabad. Pendant la
descente, l’équipage du F-4 vit de nouveau un objet cylindrique et
Pirouzi le vit aussi. Il ressemblait à celui de la figure
1.]
Dans la matinée (du dimanche 19 septembre), un
groupe de gendarmes fut envoyé pour effectuer des recherches au sol.
D’après un journal local, ils n’auraient rien trouvé d’inhabituel.
[L’objet avait atterri dans le lit d’un lac asséché et l’équipage du
second F-4 y fut amené en hélicoptère. Quand il fit des cercles du côté
ouest, il capta cependant un très notable signal, émis par un
‘beeper’]. Ce récit montre que ce qu’on a appelé « l’incident de
Téhéran » ne fut pas banal, mais nous voudrions évidemment en savoir
davantage, surtout en ce qui concerne les réactions des autorités
iraniennes et américaines. Comment se sont déroulées les enquêtes
officielles et qu’est-ce qui en résulte ?
2. D’autres
confirmations importantes
Les déclarations des pilotes, d’un ‘officiel’ et de deux
techniciens
Le 1er octobre
1976, le journal Iran Iimes publia à Washington DC, le récit de
l’incident,tel que le pilote du premier F-4 l’avait vécu [5]. Il s’agit
du Lieutenant Jafari, âgé à cette époque de 23 ans. Il décolla à 01:30
de la base de Shahroki, près de Hamadan. Il perçut l’ovni déjà quand il
en était séparé de 70 miles (130 km). Il volait à vitesse supersonique,
mais l’ovni ne se laissa pas approcher, même quand il le poursuivit à
Mach 2.
Le journaliste a entendu l’enregistrement
audio, où Jafari s’exclama un peu plus tard : « Quelque chose arrive
derrière moi. C’est à 15 miles. Maintenant, à 10 miles. Maintenant tout
près, je pense qu’il va me fracasser (crash into me)… Il vient
de me dépasser… en m’évitant de près. » Notons que dans les années 1960
et 1970, le Shah d’Iran acheta 32 F-4D et 177 F-4E [6]. Ces chasseurs
supersoniques, construits par la firme américaine McDonnel Douglas,
étaient équipés d’un radar Doppler pulsé (APQ-109 pour le F-4C et
APQ-120 plus moderne pour le F-4E.) La carcasse des « Phantom II »
contenait beaucoup de titane qui est léger comme l’aluminium,
mais ses alliages sont plus résistants. Le F-4 Phantom II peut voler à
2,23 Mach et à l’époque, il a battu le record de vitesse de
2.585 km/h.
Le second pilote a précisé que son
compagnon eut un « verrouillage radar » sur l’objet quand ils se
trouvaient à 27 miles (50 km). La vitesse d’approche était alors de 278
km/h, mais à partir de 25 miles (46 km), l’objet maintint constamment
la même distance. La dimension de l’écho radar (encore analogique)
était comparable à celle d’un Boeing 707 et sa luminosité était très
forte. Visuellement, la grandeur angulaire de l’objet correspondait à «
la moitié de la dimension apparente de la Lune, mais sa luminosité
était environ trois fois plus forte que celle de la Lune. » Il
y avait des lumières de couleur bleue, verte, rouge et orange,
disposées suivant les contours d’un rectangle et clignotant
alternativement de manière stroboscopique, mais à un rythme tellement
rapide que toutes les couleurs pouvaient être vues en même temps.
L’ovni avança d’ailleurs en sautant très rapidement d’un endroit à un
autre. En outre, ce pilote s’est retrouvé dans une situation, où il fut
lui-même pourchassé. À Téhéran, les journaux cessèrent de parler de
cette affaire à partir du 25 septembre 1976, parce que ce jour-là, un
journal local publia un article en anglais, pour décrédibiliser ce cas
[5]. Cet article débutait en ces termes : « Et maintenant… l’histoire
RÉELLE sur cet ‘ovni’.
Malheureusement, elle n’est
pas aussi excitante que les racontars des deux derniers jours
concernant cette ‘chose’ dont on prétend qu’elle eut l’audace de
prendre en chasse deux jets de la Force Aérienne Impériale Iranienne à
travers Téhéran… Cela sonne comme de la science fiction… Un des pilotes
dit avoir vu un objet avec une lumière tellement intense qu’elle
illumina le sol en bas. Mais l’apparition disparut bientôt et… c’est
tout. » Dans la suite, il est question d’un « officiel » qui
aurait informé le journaliste, en affirmant que l’objet « n’a pas
tourné et chassé les jets. » D’après cette « source », on aurait
rapporté que « lorsque l’objet arriva jusqu’à 5 km des jets, toute
l’électronique de l’avion cessa de fonctionner, qu’ils ont perdu le
contact radio avec le sol et ne pouvaient pas tirer sur les objets
comme ils en avaient l’intention. » L’officiel anonyme s’y opposa : «
Non, Non. Les pilotes n’ont à aucun moment essayé d’ouvrir le feu et
l’équipement électronique n’a jamais cessé de fonctionner. »
Pourquoi cette source serait-elle plus crédible que Pirouzi
?
L’article cité prétend ensuite que tout sur
l’avion est contrôlé électroniquement et qu’on ne comprendrait donc pas
comment l’avion a pu rester en l’air. Il y a aussi de l’hydraulique et
le pilote du premier F-4 a même dit que les lumières du tableau de bord
restaient allumées lorsque les instruments et les communications ne
fonctionnaient plus. Ces lampes requièrent uniquement le passage d’un
courant, tandis que l’électronique est bien plus complexe. Le
journaliste considère que son informateur a « tout résumé », en disant
que ce que les journaux ont écrit au début de la semaine était «
exagéré. » Il ajoute, un peu laconiquement, qu’on n’a pas expliqué ce
qui fut observé. L’intention de l’informateur est cependant très claire
: il voulait « enterrer » ce cas et pour cela, il n’hésitait pas à
désinformer le public. Par la suite, les autorités militaires
américaines ont cherché à imposer le secret, le mieux qu’ils pouvaient.
Il y avait cependant des sources d’information iraniennes et en 1982,
Bruce Maccabee [4]
est même entré en contact avec
deux techniciens américains qui étaient bien au courant. Henry est un
ingénieur de la Westinghouse Corporation. Il participait à l’entretien
des radars et de l’équipement électronique des F-4. Pour cette raison,
il habitait près de la Base aérienne de Shahroki. Il fut réveillé par
le décollage nocturne, très bruyant des deux jets et les premiers jours
après l’incident, il ne fut pas autorisé à examiner l’avionique du
premier F-4, revenu à Shahroki. Quatre jours plus tard, il pouvait le
faire. Étant donné ce qui s’était passé, tout le monde était très
étonné que l’ensemble des instruments, y compris le radar aéroporté,
fonctionnaient de nouveau correctement. Bob, un autre ingénieur
d’avionique de la firme Westinghouse fit exactement la même expérience
pour le second F-4 à Mehrabad. Comment était-il possible que des
équipements assez divers furent mis hors-service, mais s’étaient
réparés tout seul ? On ne le comprenait pas.
Le
rapport de l’Attaché militaire
américain
L’organisation ufologique américaine NICAP
(National Investigations Committee on Aerial Phenomena) obtint très
rapidement, mais sous la table, un document secret concernait l’affaire
de Téhéran. Il en publia des extraits [7] dès novembre 1976. C’est
probablement ce texte qui incita Charles Huffer, enseignant au
département des mathématiques de l’American High School à Berlin et
membre de l’association Mensa, d’entreprendre une vigoureuse bataille
administrative pour que le document original soit mis à la disposition
du public. Il a travaillé dans le cadre de la loi sur la
liberté des information (FOIA). Les lettres qu’il échangea à partir du
8 mai 1977 sont accessibles [2] avec une note explicative de Huffer
[8]. Il s’adressa d’abord à la CIA, ensuite aux services de
Renseignement de la Navy et de l’USAF. Après cela, il s’adressa à
l’Agence de Renseignement de la Défense (Defense Intelligence
Agency, DIA) qui est l’équivalent militaire de la CIA. Il essuya des
refus et sa demande impliqua même des ‘bureaux’ du Joint Chief of Staff
et du Secrétaire de la Défense aux États-Unis. Le 9 septembre 1977, il
reçut enfin le document demandé de l’Assistent Secretary of Defense.
Initialement, il émanait du MAO (Military Attache Office) à Téhéran.
Voici ma traduction, où je mets certaines parties en
italique. Ce rapport fournit des informations concernant
l’observation d’un ovni, le 19 septembre
1976.
A. Le 19 septembre 1976, vers 00h30,
le… (1 ligne supprimée) a reçu quatre coups de téléphone de citoyens,
habitant la région de Shemira, à Téhéran. [Il doit s’agir du Général
Yousefi, l’officier supérieur en charge, au poste de commandement de la
Force Aérienne Iranienne à Téhéran.] Ils [les civils qui avaient
téléphoné] disaient avoir vu dans le ciel d’étranges objets. Certains
d’entre eux parlaient d’une sorte d’objet semblable à un
oiseau, tandis que d’autres disaient avoir vu un hélicoptère avec des
lumières allumées. Il n’y avait pas d’hélicoptère en l’air, à ce
moment… (1 ligne supprimée.)
Après qu’il [le
Général] eut expliqué aux citoyens que ce n’étaient que des étoiles et
après avoir parlé avec la tour de contrôle de Mehrabad [Pirouzi n’est
jamais mentionné dans ce rapport], il décida d’aller regarder lui-même.
Il remarqua un objet dans le ciel qui était semblable à une étoile,
mais plus grand et plus lumineux. Il décida alors de faire monter un
F-4 de la base aérienne de Shahrokhi, pour
investiguer.
B. À 01h30, le matin du 19, le F-4
décolla et se rendit en un point, situé à environ 40 miles nautiques au
nord de Téhéran. À cause de sa luminosité, l’objet étaient facilement
visible à une distance de 70 miles nautiques. Quand le F-4 s’approcha
jusqu’à 25 miles
[46 km !], il perdit toute son
instrumentation et les communications (UHF et intercom). Il arrêta
l’interception et tourna pour revenir à Shahrokhi. Quand le F-4 se
détourna de l’objet et n’était apparemment plus une menace pour lui,
l’avion regagna son instrumentation et ses communications. À 01 h 40,
un second F-4 fut lancé. L’homme sur le siège arrière eut un
verrouillage radar à 27 miles et à 12 heures [droit devant, avec] une
vitesse d’approche de 150 miles par heure [278 km/h]. Quand la distance
diminua jusqu’à 25 miles, l’objet s’éloigna à une vitesse qui était
visible sur l’écran radar et il resta à 25 miles.
C.
La grandeur de l’écho radar était comparable à celle d’un 707. À cause
de la très forte brillance de l’objet, sa grandeur visuelle était
difficile à discerner. La lumière qu’il produisait était celle de
lampes stroboscopiques, arrangés suivant une configuration
rectangulaire et alternativement en bleu, vert et orange. La séquence
des lumières était tellement rapide que toutes les couleurs pouvaient
être vues en même temps. Pendant que l’objet et le F-4 qui le
poursuivait volaient tous les deux vers le sud de Téhéran, un autre
objet très éclairé, estimé avoir la moitié à un tiers de la dimension
apparente de la Lune, sortit de l’objet initial. Le second objet, se
dirigea tout droit vers le F-4 à une vitesse très élevée. Le pilote
essaya de tirer une fusée AIM-9 Sidewinder vers cet objet, mais à cet
instant son panneau de contrôle de l’armement s’éteignit et il perdit
toutes les communications (UHF et interphone.) Le pilote
initia alors un virage et une descente très rapide pour s’écarter.
Pendant qu’il tournait, l’objet se mit à sa poursuite, apparemment à
une distance de 3 à 4 miles. Pendant que le pilote continuait à
tourner, le second objet se dirigea vers l’intérieur du virage et
retourna ensuite vers l’autre objet pour une jonction
parfaite.
D. Peu de temps après que le second objet
se réunit avec le premier, un autre objet sembla sortir de l’autre côté
de l’objet initial, en descendant tout droit vers le sol à très grande
vitesse. L’équipage du F-4 avait [alors] re
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