JAMAIS autant de journalistes n'avaient assisté au point presse hebdomadaire du porte-parole de l'Elysée. Hier, c'est devant plus de quatre-vingts journalistes que David Martinon s'est exprimé. Alors que les rumeurs sur un possible divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy n'ont pas cessé de se répandre tout au long du week-end, le porte-parole du chef de l'Etat ne s'est pas montré plus loquace que les jours précédents sur l'avenir du couple présidentiel.
« Je n'ai aucun commentaire à faire », n'a-t-il eu de cesse de répéter chaque fois qu'une question sur le sujet lui a été posée. Il y en a eu six au total, lancées entre d'autres interrogations sur EADS, le refus par certains enseignants de lire la lettre de Guy Môquet lundi prochain, la journée de grèves de jeudi ou encore l'entrée au gouvernement de Bernard Laporte...
L'avalanche de questions a commencé par : « Toute la presse se trompe-t-elle en attendant une annonce imminente d'une séparation du couple présidentiel ? » Puis il y eut : « Est-il normal que Mme Sarkozy n'ait participé à aucune manifestation officielle depuis le 14 juillet ? » suivi de : « Un Premier ministre suédois a divorcé de sa femme sans que personne ne s'en émeuve. Qu'en pensez-vous ? » ; puis : « Le protocole n'exige-t-il pas la présence de Cécilia Sarkozy au côté de son époux lors de la visite d'Etat que celui-ci fera au Maroc la semaine prochaine ? » Le déluge s'est achevé avec « Mme Sarkozy participera-t-elle d'une manière ou d'une autre à la Journée mondiale du refus de la misère mercredi ? » et enfin, coup de grâce pour David Martinon : « Avez-vous un commentaire à faire sur le fait de dire Je ne fais pas de commentaire ? »
« Je vous assure, je n'ai aucun commentaire à faire sur ce sujet-là »
« Vraiment, vraiment, je vous assure, je n'ai vraiment aucun commentaire à faire sur ce sujet-là », s'est récrié le porte-parole, réussissant plutôt à faire bonne figure. Seule information obtenue de sa part : « A sa connaissance », Cécilia Sarkozy ne devrait pas être de la visite d'Etat de son époux les 22, 23 et 24 octobre au Maroc, alors qu'il est de tradition pour ce type de déplacement présidentiel que la première dame soit du voyage.
Ses derniers mots, lancés en forme de défi aux journalistes qui lui faisaient face : « Prochain point presse sans doute jeudi. »
Le parisien